20261018
Je m’envole pour un séjour professionnel.
6 jours loin de la maison.
Sans enfants, sans conjoint. Tout seul. Quelques collègues partent avec moi.
Je n’ai pas de charge de famille.
Pas directement. Il restera probablement l’agenda à rappeler (le kiné, la logopède) malgré les vacances.
Car, oui, ce sont les vacances. Du moins pour Midi et Mini.
Ils passeront une semaine dans ma belle-famille, à moins que cela ne change. J’en saurais, si ce n’est rapidement, plus à mon retour. J’espère qu’ils s’amuseront et auront l’occassion de se reposer
(pas forcément dormir toute la journée ; surtout faire autre chose que ce dont ils ont l’habitude).
Je comprends parfois ceux qui partent régulièrement. Cela évite de savoir ce qui se passe, d’avoir à gérer, d’être même parfois juste présent.
C’est parfois plus facile pour soi de ne pas être là.
Être là ou ne plus partir est parfois (encore plus) compliqué.
La famille a pris ses repères. Elle n’a pas attendu qu’on soit là. Elle doit avancer comme elle peut.
Et revenir, c’est, en partie, être présent. C’est changer l’équilibre de la maison. Il faut (re)construire un nouvel équilibre.
Même sans partir loin (en réalité, ce n’est pas la distance, c’est la durée qui compte), la famille doit trouver un équilibre.
Je prends un exemple simple : je suis du matin. Les enfants aussi. Mais pas Maman.
Du coup, quand je suis parti, il faut trouver une manière de procéder pour le matin : soit les enfants réveillent Maman soit ils se débrouillent seuls. Généralement, Maxi prend les devants et donne
plus le tempo.
Sauf que cette année, il doit partir avant les autres. Donc je me demande comment cela se passe.
Je ne sais pas. Même si l’envie est un peu là, je n’ai pas totalement envie de savoir. Je veux aussi leur laisser cet espace de liberté.
Encore une chose : partir, c’est, a priori, revenir.
Du fait de mon départ, l’équilibre a du être trouvé. Ce n’est évident pour aucun de ceux qui restent. Cela fatigue car cela reste un changement.
Quand je rentre, Maman aspire à ce que je m’occupe des enfants et de la maison.
Ce qui est cocasse, c’est que, comme je sais que c’est lourd, je prévois mes voyages le plus court possible. C’est d’autant plus fatiguant.
Donc, quand je rentre, je suis aussi fatigué. Je n’ai pas vraiement envie de me (re)lancer dans la course de la vie de famille. J’ai parfois du mal à répondre à la demande de Maman de prendre le
relais à la maison.
Ces derniers temps, nous en avons tous les deux pris conscience. Nous essayons de faire donc attention à notre énergie au retour de celui qui est parti (bon, généralement, c’est moi).
PS : Je ne suis pas friand de voyage. J’aspire à ce que cela se calme.